Le nouveau Gouvernement a nommé à la tête du Ministère des Forêts et de la Faune, Monsieur Philip NGWESE NGOLE et Madame KOULSOUMI ALHADJI épouse BOUKAR, en tant que secrétaire d’État.
D’entrée de jeu le nouveau Ministre a voulu imprimer sa marque dans le fonctionnement de son département. Ses priorités portent essentiellement sur : le respect des engagements souscrits, la restauration de l’éthique et de la discipline, un esprit d’équipe et une ardeur au travail.
Le ministre est nommé au moment où des évolutions importantes sont prévues : La finalisation et mise en place du Plan d’Action FLEGT, le toilettage de la loi des forêts qui, compte tenu de l’évolution de notre filière se trouve un peu en décalage par rapport à la réalité, la nouvelle politique prônée par le Chef de l’Ètat pour un Cameroun « émergent » à l’horizon 2035 avec un accroissement de la transformation locale des bois.
Le syndicat professionnel, le Groupement de la Filière-Bois du Cameroun – GFBC – a entamé une démarche dans ce sens auprès des autorités Camerounaises afin que sans perdre de temps, il puisse rapidement se mettre au travail tant les problèmes posés sont nombreux.
L’ATIBT-IFIA avec l’OIBT et la FAO ont organisé dans cette optique des réunions dans tous les pays du bassin du Congo. La première, organisée à Yaoundé en septembre 2010, avait fait ressortir l’importance des points suivants :
- Identification des produits qu’il conviendrait de fabriquer en fonction des variétés d’essences disponibles.
- Formation des techniciens nécessaires à la fabrication de ces produits.
- Mise en place d’une fiscalité incitative afin d’attirer au Cameroun des industries nouvelles pour la troisième transformation.
- Développement pour ces produits de marchés nationaux, régionaux, et internationaux.
« L’objectif est difficile à atteindre dans la mesure où pour attirer des investisseurs et lutter efficacement contre l’informel, la logique voudrait que l’on en arrive à défiscaliser au maximum la matière avant transformation. Cette méthode n’est pas acceptée facilement car tous les pays du bassin du Congo ont besoin des revenus issus de cette ressource pour leur développement. Il nous faut donc mener, avec l’administration des différents pays, une profonde réflexion afin de trouver de nouvelles sources de revenus moins pénalisantes pour la matière.
Les États pourraient également imposer à leurs administrations que les achats de biens d’équipement nécessaires privilégient en priorité les matériels fabriqués localement, car il est courant aujourd’hui de voir des administrations totalement équipées de mobiliers
d’importation !
Il en va de même pour les logements sociaux où le bois est pratiquement inutilisé. « Au Cameroun, le chantier est vaste et nous devons y participer » selon son secrétaire Général, Jacques Dupanloup.