La Commission Climat de l’ATIBT

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À la pointe des négociations sur le climat, la commission Climat de l’ATIBT accompagne les professionnels de la filière des bois tropicaux dans la mise en œuvre de solutions spécifiques.
Longtemps critiquée comme responsable de déstockage du carbone et d’émissions de gaz à effet de serre (GES) par la déforestation, l’exploitation forestière en zone tropicale apparaît désormais comme un secteur susceptible de favoriser des logiques de développement durable.
La contribution de la filière à la lutte contre le changement climatique
Les textes adoptés à l’issue des négociations internationales de Cancun, considèrent la gestion durable des forêts comme l’un des moyens de lutte contre le changement climatique.
Pour sa part, l’ATIBT reste convaincue que la filière des bois tropicaux a vocation à apporter sa contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) en adaptant ses activités à cette nouvelle approche.
En l’état actuel, les exploitants forestiers et les industriels du bois contribuent déjà à la création de richesse, d’emplois et influent ainsi sur le tissu économique.
Acteurs du secteur forestier et du développement local, ils participent également à la structuration et à l’aménagement des territoires pour lesquels la certification forestière apparaît comme un instrument efficace.
Ainsi raisonnées, leurs activités assurent également un rôle dans la biodiversité dans les forêts tropicales.
Une expertise précieuse face à un enjeu majeur
Dans cette optique, la Commission Climat de l’ATIBT, présidée par Martin Perrier, Directeur d’ONF International, s’attache à favoriser la création de la valeur ajoutée dans les pays de production dans le cadre d’une gestion et d’une exploitation responsable des ressources naturelles.
À ce titre, elle apporte son concours technique à tous les projets de l’ATIBT et d’IFIA qui, directement ou indirectement, s’efforce de mettre en œuvre, dans les pays forestiers du Sud, les actions et les pratiques efficaces, contre la déforestation, le déstockage du carbone et les émissions de GES, d’une manière plus générale, l’exploitation non durable des ressources naturelles. C’est le cas, par exemple des projets :
DYNAFFOR pour améliorer la durabilité des aménagements forestiers.
COGÉNÉRATION pour la valorisation des déchets de bois de scieries par des centrales de cogénération dans des entreprises forestières d’Afrique centrale.
FDES pour mesurer les impacts environnementaux des menuiseries bois issus de forêts certifiées du bassin du Congo.
EMPREINTE CARBONE pour une évaluation précise de l’empreinte carbone des bois tropicaux du bassin du Congo pour accroître la viabilité des plans d’aménagement forestier.
Intégrer les mécanismes de REDD+
La Commission Climat de l’ATIBT intervient également en première instance pour aider les entreprises de la filière à intégrer dans leur stratégie les mécanismes de REDD+, le plan d’action lié à la Convention cadre des Nations unies dédié au secteur forestier sur les changements climatiques.
Son principe consiste à inciter les pays forestiers, notamment au Sud, à moins déboiser et à augmenter leur stock de carbone grâce à l’exploitation durable des forêts.
Les compensations financières envisagées en contrepartie et allouées par des fonds internationaux ou par le biais du marché des échanges « carbone », introduisent une nouvelle dimension dans l’économie du secteur forestier à laquelle les entreprises devront s’adapter.