GGSC, OIBT, GIZ et ATIBT ont effectué un voyage conjoint dans le bassin du Congo

8.03.2019
CHINE, Du côté des pays et des forêts du Bassin du Congo

Ce voyage fait suite aux deux premières rencontres effectuées entre l’organisation chinoise GGSC et l’ATIBT. Il avait pour but de mieux faire connaitre à GGSC les entreprises et les partenaires de la filière bois dans le bassin du Congo.

En novembre dernier, nous vous informions quant aux premières rencontres de l’ATIBT avec les organisations Chinoises GGSC (Global Green Supply Chain) et CTWPDA (Chinese Timber Wood and Products Distribution Association).

En effet, avec plus de 50% de la valeur de la production forestière africaine destinée à la Chine, l’impact actuel et futur des importateurs chinois sur les forêts du Bassin du Congo est très élevé.

En Novembre dernier, L’ATIBT avait effectué une mission en Chine pour dialoguer avec l’administration et les importateurs chinois en abordant l’avenir de la gestion durable des forêts d’Afrique Centrale.

Cette entrée en contact avec les acteurs chinois nous avait fait connaître le projet GGSC mené par diverses organisations chinoises et l’ITTO, géré par le Dr Luo Xinjian, de la CAF (Chinese Academy of Forestry). Le projet va dans le sens de ce que les autorités chinoises entreprennent sur le plan de la nouvelle « civilisation écologique » souhaitée par le président chinois, Xi Jinping.

Il s’agit pour la filière bois en Chine d’un nouveau dispositif censé établir une politique d’achats durables pour le secteur bois.

Cette rencontre de novembre avait été suivie d’échanges lors du 2ème Think Tank de l’ATIBT, en janvier 2019.

Des visites de terrain dans les pays producteurs ont aussi été souhaitées par GGSC ; une mission a donc eu lieu, entre le 25 février et le 8 mars 2019, avec pour but de visiter au Gabon, Congo et Cameroun, les autorités forestières, les entreprises et différents acteurs de la filière bois. Cette mission a été organisée par l’ITTO et la GIZ, avec l’appui de l’ATIBT, qui a été associée à ce voyage.

Le Dr Luo Xinjiang, le Directeur Exécutif de l’ITTO, Gerhard Dieterle, ainsi que Ralph Ridder de la GIZ et plusieurs représentants de l’industrie du bois en Chine (Power Dekor, Starforest Art Flooring et BNMMG Forests) faisaient parti du voyage.

Parmi les principaux messages que le secteur, public ou privé, y compris les autorités, a souhaité transmettre à GGSC, nous pouvons citer principalement :

(a) le bois d’origine durable coûte forcément plus cher que le bois illégal ou même le bois d’origine non durable ; il faut donc accepter d’en payer le prix,

(b) la Chine a certainement les moyens de contribuer de manière substantielle à la protection de la biodiversité ; il serait très positif que des engagements soient pris pour le bassin du Congo,

(c) GGSC devrait prendre en compte, comme cela a été annoncé par la chef de mission, Dr Luo, tous les mécanismes existants y compris les schémas de certification,

(d) il est important d’établir une définition claire des règles qui seront suivies par GGSC et enfin

(e) une contribution est attendue de GGSC pour l’éviction des mauvais acteurs de la filière.

De nombreux autres points ont été évoqués avec GGSC, concernant notamment l’ambition de GGSC quant à l’amélioration de la filière et les souhaits de développement en Europe, ou encore le mécanisme souhaité (public ou privé). La prochaine grande étape du processus GGSC sera vraisemblablement la conférence GGSC de Shanghai, qui aura lieu conjointement avec le forum de l’ATIBT, dans la semaine du 21 au 25 octobre. Ce serait lors de cette conférence que le mécanisme de fonctionnement de GGSC serait annoncé.