Le JATP ambitionne de se muer en Cité du Développement Durable

19.06.2018
ATIBT corporate

L’ATIBT est installée depuis plusieurs années sur le site historique du Jardin d’Agronomie Tropicale de Paris (JATP) – René Dumont, de Nogent-sur-Marne. Comme chacun sait, cet endroit fut le premier siège du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, avant qu’il s’appelle ainsi, et le site du CTFT (Centre technique forestier tropical) avant l’unification des départements du Cirad à Montpellier.

Aujourd’hui, les 18 institutions présentes sur le Campus du JATP, actives sur les thématiques du développement durable et de la coopération internationale, ont la volonté de créer un lieu de capitalisation, de partage et d’approfondissement scientifique sur le développement durable : la Cité du Développement Durable.

L’ATIBT a pensé qu’il était très positif de se joindre à cette initiative en raison des objectifs poursuivis par ses membres.

Cette idée de Cité du Développement Durable s’appuie sur un diagnostic commun selon lequel les nouveaux accords internationaux et les nouveaux agendas (ODDs, Accord de Paris, Objectifs d’Aichi, Cadre de Sendai, New Urban Agenda, etc.) entérinent la nécessité d’inventer de «nouveaux modes de développement » dans une perspective de durabilité et d’équité.

Les principaux objectifs de la Cité du Développement Durable seraient :

  • proposer une approche intégrée des risques de non-durabilité du développement, que ceux-ci proviennent des enjeux liés aux « biens publics globaux », de la dégradation des environnements locaux et globaux (changement climatique), de la pauvreté et des inégalités croissantes ou de la mondialisation;
  • améliorer la prise en compte par les décideurs des pratiques innovantes des acteurs du développement et des acquis scientifiques de la recherche et des pouvoirs publics, du secteur privé marchand, des ONG/ESS, des citoyens…). Cette approche pourrait privilégier l’analyse de «success stories»;
  • améliorer la prise en considération des demandes locales, par des méthodes favorisant l’inclusion de toutes les parties prenantes dans les programmes et les projets;
  • renforcer la présence française dans les arènes des débats internationaux : COP, GIEC, IPBES, AIE, FAO, UE, Banque mondiale, UNEP, UNDP, G20;
  • construire un outil de partage des savoirs de « terrain » et des savoirs scientifiques sur des thèmes d’intérêt commun de façon à décloisonner le « monde du développement » et fédérer les différentes catégories d’acteurs au service d’un développement inclusif (recherche-enseignement, pouvoirs publics, secteur privé marchand, ONG/ESS, citoyens…).

A suivre…