Le 7ème Comité de Décision et d’Orientation (CDO) du Programme de Promotion de l’Exploitation Certifiée des Forêts (PPECF) s’est tenu à Douala le 19 et le 20 mars 2019, à l’hôtel SAWA

29.03.2019
PPECF

Le Secrétaire Exécutif de la COMIFAC, Monsieur Raymond Ndomba Ngoye, a ouvert et présidé les débats en présence de la KFW et de l’équipe PPECF.

Les discussions ont été ensuite dirigées par les responsables du PPECF, avec le consultant ECO – Consult /Oréade brèche et en présence de différents partenaires du secteur privé, des ONG et des organisations de recherche. La COMIFAC recherchera pour l’avenir une meilleure implication des administrations dans les projets du programme, leur contribution étant capitale pour toutes les actions visant à renforcer la certification.

D’une manière générale, les lignes directrices du PPECF 2 sont confirmées, et les prévisions budgétaires ont été faites compte tenu d’un montant additionnel de 10 millions d’Euros, toujours sous réserve des avis de non objection du bailleur, la KFW.

Parmi les grands objectifs poursuivis, il sera recherché une sensibilisation des bénéficiaires finaux des appuis du PPECF, tout en intégrant une réflexion pour la prise en compte du genre.

Pour rappel, les actions du PPECF s’articulent autour de 3 axes : (1) la mise en place des conditions conceptuelles et institutionnelles propices à la certification, (2) l’amélioration de la qualité de l’exploitation et (3) le renforcement de la communication sur l’exploitation durable.

Pour l’ensemble de ces 3 groupes, les principales idées autour desquelles le débat a eu lieu ont été les suivantes :

  • La poursuivre de l’appui du PAFC Régional et du FSC régional. L’implication des institutions et la COMIFAC dans les actions à mettre en œuvre est particulièrement recherchée. Il a été rappelé que la recherche d’un coordinateur pour le projet PAFC régional, récemment lancé, était une priorité.
  • L’appui aux forêts communales et communautaires en vue d’assurer une amélioration des pratiques d’exploitation et leur rentabilité. L’idée d’une « plateforme de courtage » antérieurement évoquée lors du dernier think tank de l’ATIBT, a été développée. Une étude de faisabilité va être financée, probablement, et les objectifs seront d’explorer d’avantage la possibilité de certification de groupe et de promouvoir la  valorisation des ressources forestières autres que le bois.
  • La poursuite des réflexions en vue d’une fiscalité compensée. Une étude de faisabilité menée par le  CIRAD aura pour but de proposer des mécanismes de réduction de fiscalité pour les entreprises certifiées.
  • La bonne gouvernance à l’échelle du paysage en capitalisant des approches analogues, notamment celle des « Forêts modèles ».
  • La promotion des outils de traçabilité conjointement avec d’autres organisations telles que l’UFIGA au Gabon, et tenter  de créer des passerelles avec les systèmes existants.
  • Le renforcement des formations dans le secteur forêt-environnement en impliquant les institutions de formation comme le RIFFEAC.
  • La poursuite du coaching aux entreprises forestières, en élaborant un argumentaire sur les avantages de la certification forestière, en facilitant autant que possible le partage d’expérience, et en mettant en place un dispositif d’anticipation et de réponse à d’éventuelles interpellations de certaines ONG (documentation, communication de crise et mécanisme de plaintes).
  • La promotion de la valorisation des sous-produits (charbon de bois, etc.), PFNL ;
  • La poursuite de l’utilisation de nouvelles technologies dans l’exploitation forestière certifiée et la lutte anti braconnage (drones, optimisation du logiciel SMART) et l’implication des riverains dans la récolte de données.
  • Poursuivre les appuis pour de développement de méthodes EFIR (Exploitation Forestière à Impact Réduit) chez les concessionnaires
  • La poursuivre de la mise en œuvre du programme Marketing autour de la marque « Fair and Precious », en mettant l’accent sur l’obtention d’indicateurs pouvant démonter l’impact des actions mise en œuvre dans le cadre du programme marketing, la collaboration avec les plateformes (STTC) et fédérations nationales d’importateurs (Le Commerce du bois en France ) avec lequelles, des synergies sont à exploiter ainsi que le renforcement des corrélations entre la marque F&P et les objectifs du développement durable (ODD).
  • Le soutien d’un label COMIFAC a été également évoqué. La COMIFAC aura des discussions en interne, pour mieux définir les enjeux.
  • Enfin, il a été souhaité un renforcement de la communication grand public dans la sous-région  sur la certification forestière et la gestion durable aux niveaux régional, national et local.

Divers exposés ont été faits sur certaines autres thématiques, comme l’impact environnemental des bois tropicaux et l’étude du cycle de vie des produits en bois tropical. Ce sujet présenté par l’ATIBT pourrait faire l’objet d’un nouveau projet.