Le Gabon a décidé de s’engager dans le processus REDD+

5.04.2019
REDD+

Le 30 mars dernier l’ATIBT et l’UFIGA ont contribué à un forum national d’information organisé par le ROSCEVAV (Le Réseau des Organisations de la Société Civile pour l’Economie Verte en Afrique Centrale)  à Libreville pour sensibiliser la société civile sur les enjeux du changement climatique et de la déforestation.

Depuis de nombreuses années, le Gabon a intégré des accords internationaux pour lutter contre le changement climatique. Mais c’est récemment que le Gabon a décidé de s’engager dans le mécanisme REDD+. Le 30 mars 2019, le Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (ROSCEVAC) a organisé à Libreville un forum national d’information pour la société civile sur les émissions des gaz à effet de serre issues de la déforestation. L’ATIBT et l’UFIGA ont été invités à présenter les engagements du secteur privé de la filière bois dans les différents axes stratégiques du processus REDD+. Plusieurs points et constats présentés étaient partagés par les participants de l’atelier. Concernant la lutte contre la déforestation, il s’agit par exemple des efforts de recherche et de formation pour renforcer l’exploitation forestières à impact réduit (EFIR), que ce soit au niveau de l’abattage, de la planification des pistes d’évacuation ou de la construction des routes.

Les différentes initiatives de reboisement mises en œuvre par les sociétés forestières ont été également présentées. Ces initiatives se mettent en place en partenariat avec les populations locales, que ce soit pour des plantations de bois ou pour des plantations de cacao sous ombrage d’arbres d’essences de bois d’œuvres.

Des études et analyses des expériences de terrain seront nécessaires pour compléter le cadre juridique en vue de stimuler le développement des plantations. Aussi il faudra encourager les formations en agronomies pour améliorer les pratiques et ainsi réduire la déforestation..

Par ailleurs, le Gabon s’est engagé à continuer à faire des études pour élaborer un plan national d’affectation de terres et notamment définir des zones qui seront dédiées à des plantations agro-industrielles. Une initiative saluée par le secteur forêt-bois qui cherche à sécuriser ses concessions forestières, dites durables dans lesquelles il a beaucoup investi.