Analyse de l’institutionnalisation légale de la certification par Alain Karsenty

8.11.2018
Certification, Du côté des pays et des forêts du Bassin du Congo

En réponse à l’annonce du président Ali Bongo sur la certification FSC obligatoire pour l’ensemble des concessions, l’économiste Alain Karsenty spécialiste des forêts et chercheur au CIRAD nous livre son analyse de l’institutionnalisation légale de la certification. Cet article expose le processus d’institutionnalisation de la certification par le gouvernement gabonais.

La certification forestière est par essence un système volontaire, fondé sur la volonté des consommateurs à payer plus cher un bois légal et issu d’une exploitation « durable » de la forêt. Le FSC est donc indépendant des États et reste centré sur une approche « business-to-business ». Au départ les États ont regardé ces initiatives avec méfiance puis après l’augmentation importante des surfaces certifiées dans la sous-région, ont commencé à s’inspirer des principes et critères de la certification pour leurs propres législations. La décision du président gabonais constitue un pas supplémentaire dans l’utilisation d’instruments privés à des fins de régulation publique. Les implications de ce choix sont politiques et développées dans l’analyse faite par Alain Karsenty, en particulier le rapport de force entre les entreprises chinoises et indiennes.

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