La COP18 de la CITES a pris fin mercredi 28 Août à Genève

13.09.2019
CITES

La 18ème réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (COP 18 de la CITES) s’est achevée mercredi 28 août à Genève, en Suisse, avec l’adoption de plusieurs points de l’ordre du jour ayant une incidence sur le commerce de plusieurs espèces de bois tropicaux.

L’IWPA, avec qui l’ATIBT avait échangé en amont de la Conférence, était présente à la Conférence CITES. Trois propositions concernant les produits bois d’Afrique centrale ont été adoptées au cours de cette conférence.

La première (COP18 Prop.52) concerne les espèces Bubinga (les trois espèces inscrites à l’Annexe II : Guibourtia demeusei, Guibourtia pellegriniana et Guibourtia tessmannii) et Palissandre (Dalbergia spp). L’annotation #15 a été modifiée et exclura les produits finis jusqu’à un poids maximum de bois de l’espèce inscrite de 500 g par article, ainsi que les instruments de musique finis, les parties finies d’instruments de musique et les accessoires finis d’instruments de musique.

La deuxième (COP18 Prop.53) concerne l’Afrormosia (Pericopsis elata). L’annotation #5 sera modifiée et comprendra le contreplaqué et le bois transformé comme suit : « Les grumes, les bois sciés, les placages, les contreplaqués et les bois transformés. La définition des bois transformés est celle donnée par le code HS 44.09 : bois (y compris les lames et frises à parquet, non assemblées), profilés (languetés, rainés, bouvetés, feuillurés, chanfreinés, joints en V, moulurés, arrondis ou similaires) tout au long d’une ou de plusieurs rives, faces ou bouts, même rabotés, poncés ou collés par assemblage en bout) ».

La troisième (COP18 Prop.54) ne concerne pas directement le bois d’Afrique centrale, mais pourrait créer de la confusion en raison du nom qui a été utilisé : le « Padouk d’Afrique » a été ajouté à l’Annexe II de la CITES. Il s’agit toutefois de Pterocarpus tinctorius (d’Afrique orientale) et non de Pterocarpus soyauxii (d’Afrique centrale). La proposition 54 précise clairement que le nom « Padouk d’Afrique » est employé également pour le Pterocarpus soyauxii, celui-ci n’est pas classé aux annexes de la CITES.

D’autres recommandations intéressantes concernaient le programme CITES sur les espèces d’arbres, qu’il a été demandé de poursuivre, et l’intention de donner la priorité à une meilleure identification des espèces de bois.