Projets de plantation et d’agroforesterie – lancement des prestations dans le cadre du projet FLEGT REDD

19.03.2020
Agroforesterie

L’ATIBT est attributaire depuis 2013 d’un projet financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) intitulé « intégration de la filière des bois tropicaux d’Afrique Centrale et de l’Ouest dans les mécanismes FLEGT et REDD+ », abrévié en « projet FLEGT-REDD ». Ce projet vise à faire contribuer activement le secteur forestier privé à la gestion durable des forêts tropicales et au développement socio-économique des pays producteurs de bois cible par l’implication dans ces mécanismes. Les pays cibles du projet sont (en ordre alphabétique) le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon et la République Démocratique du Congo (RDC).

La première des six composantes de ce projet concerne la participation du secteur privé forestier au mécanisme REDD+, et a pour objectif d’intégrer les opportunités de projets du secteur privé dans ce mécanisme via des études et des projets pilotes. Les activités initiales de cette composante étaient orientées vers la sensibilisation et le montage de projet de certification carbone : une étude d’opportunité du mécanisme REDD+ pour le secteur forestier privé a été mené par l’ONFi en janvier 2017. Suite aux résultats négatifs de cette étude il a été décidé d’ouvrir la composante à d’autres thématiques, notamment à la lutte contre la déforestation (par l’agriculture) et à la reforestation ou au reboisement.

Dans ce cadre, trois d’études ont été mises en œuvre en 2018 pour appuyer l’élaboration de concepts de projets pilotes pour des plantations innovatrices en matière de besoins en bois d’œuvre, bois de chauffe et produits agricoles :

En cette année 2020 les dernières études ont été lancées. L’objectif général de ces études est de contribuer à faire évoluer le modèle des concessions forestières en vue de faire de la forêt tropicale humide un levier durable du développement des populations et des territoires. Assurer ainsi la diversification des activités ayant pour but de sécuriser la ressource bois, de restaurer les forêts dégradées, et de protéger les forêts non-attribués comme permis forestier de surexploitation.

Les objectifs spécifiques sont les suivants :

  • Agroforesterie : développer des partenariats planteurs/exploitants forestiers afin de donner une opportunité de diversification des revenus, écologiquement acceptable et socialement très positive dans les séries agricoles des concessions forestières.
  • Plantation : identifier et accompagner des opportunités de projets de plantations afin d’augmenter la disponibilité de bois d’œuvre, tout en apportant une grande importance à l’impact environnemental et social.

La prestation agroforesterie est mise en œuvre par le consortium ETICWOOD/Gembloux/Pallisco sous la chefferie d’Elsa Sanial.

La prestation plantation est mise en œuvre par le consortium ONFI/CIRAD sous la chefferie de Ghislain Jalaly.

La première phase de ces deux études permettra de créer une liste succincte des sources de financement et d’accompagnement technique disponible pour les porteurs de projet. Ces outils serviront de guide à disposition des entreprises forestières souhaitant se lancer dans des projets d’agroforesterie et de plantation. Ils serviront aussi au FFEM et à l’ATIBT dans le cadre de leur orientation et travaux sur les sujets.

A la fin de la première phase, les prestataires réaliseront des études de faisabilité permettant de choisir deux projets concrets avec mise en œuvre possible à court terme. Lors de la deuxième phase des propositions de projet complètes, incluant plan financier, seront élaborés, permettant de réaliser sur le terrain les deux projets par volet (agroforesterie et plantation de bois d’œuvre).

Les sociétés forestières, ayant un plan de projet potentiel sur ces sujets, et qui souhaitent les faire inclure dans l’étude sont appelées à contacter l’ATIBT.

Les ateliers de lancement se sont tenus le 3 mars 2020. Les études se déroulent en deux phases et devraient être finalisées fin juin. Toutefois, nous verrons l’impact de la situation CORONAVIRUS actuelle, notamment sur la mission terrain.