L’ATIBT Congo a officiellement lancé ses activités FLEGT

2.10.2018
Projets - FLEGT

 
Le 19 septembre 2018 l’ATIBT a officiellement lancé ses activités de projets FLEGT, REDD+ et certification lors d’un atelier national organisé dans la salle de conférence du Ministère de l’Economie Forestière à Brazzaville.

Cet atelier de lancement avait pour objectifs :

  • De présenter les objectifs et activités de l’ATIBT Congo ;
  • De recueillir des partenaires et parties prenantes leurs opinions et priorités pour renforcer la participation du secteur privé au processus APV/FLEGT.

Ainsi, en présence d’une 50aine de participants majoritairement représentants des sociétés forestières et de l’administration, et après la cérémonie d’ouverture, le Point Focal FLEGT du Congo, M. Ngassembo a fait un état de lieux du processus APV/FLEGT congolais.

Cet état des lieux fut suivi par une présentation sur les progrès réalisés dans l’élaboration du système de vérification de la légalité (SVL) de M. Kondi, représentant M. Ossebi, Coordinateur de la Cellule de Légalité Forestière et de la Traçabilité (CLFT). Rappelons ici que le Congo est actuellement en phase de finalisation de la première version du SVL et souhaite bientôt opérationnaliser le système informatisé, le SIVL. Celui-ci, lorsqu’il sera mis en œuvre, permettra de délivrer des certificats FLEGT après vérification et validation des informations de contrôle de l’administration, et de délivrer des autorisations FLEGT après vérification des informations de production et de traçabilité.

Lors de la séance suivante l’équipe ATIBT Congo a informé les participants sur les objectifs et les activités prévus des projets ATIBT. M. Ngassaki, coordinateur du projet FAO, a ainsi pour objectif d’augmenter et de structurer la participation du secteur privé de la filière bois au processus APV congolais et plus spécifiquement dans l’élaboration, la révision de textes réglementaires et des documents du SIVL. Pour cela, l’ATIBT a prévu d’organiser, avec l’aide d’experts, des processus de concertation et d’information avec toutes les sociétés du pays (PME/PMI/grandes sociétés, à capitaux congolais ou à capitaux étranger). Ce projet est financé à travers le programme FAO UE FLEGT.

Tiotsop, responsable de l’équipe ATIBT Congo et Référent FLEGT-Certification, effectue quant à lui les missions de faciliter la participation des syndicats de la filière bois au processus APV/FLEGT et de collaborer avec le Programme de Promotion de l’Exploitation Certifiée des Forêts (PPECF-COMIFAC) afin d’agrandir la surface des forêts certifiées pour gestion légale et durable.

Il appuie également la mise en œuvre du projet FAO, et le suivi des projets des syndicats forestiers UNIBOIS et UNICONGO au sujet du SIVL, en partenariat avec bureau d’étude FRMi. Ces activités sont financées par l’UE, l’AFD/DFID, FFEM, et le KfW.

Ngoma, secrétaire général du syndicat UNIBOIS, a partagé les expériences de son association et a montré son implication dans la collaboration avec l’ATIBT.

Le représentant de la Ministre, Conseiller Forêt M. Moukissi, a apprécié l’initiative de l’ATIBT et a exhorté le secteur privé à participer plus activement au processus APV congolais.

Enfin, sous la facilitation des discussions par le modérateur, Professeur Koubouanou, les participants, suite à une séance de travail de groupe, ont formulé 3 principales recommandations :

  • Le secteur privé et la société civile participent plus activement aux réunions mensuelles du Groupe de Travail Conjoint (GTC) ;
  • L’ATIBT travaille en étroite collaboration avec l’administration pour faire participer le secteur privé à la révision des grilles de légalité ;
  • Un délai soit défini après validation des directives et normes des plans d’aménagement simplifié des petits permis, pour préciser la période d’élaboration de ces plans et permettre aux petits et moyens entreprises (PME) d’obtenir également des certificats de légalité.

 

NB : Le contenu de la présente relève de la seule responsabilité de l’auteur et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant l’avis de la FAO, l’UE, ASDI ou DFID