02.10.2026
Du 28 septembre au 2 octobre 2026, la FAO accueille à Rome la 10e Semaine mondiale des forêts, parallèlement à la 28e session de son Comité des forêts (COFO). L’ATIBT y est représentée par sa présidente, Françoise Van de Ven, qui participe notamment au dialogue de haut niveau consacré à la future Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement.
Placées sous le thème « Les forêts au service de l’alimentation, de la résilience et de la prospérité », ces rencontres réunissent des représentants des États, des organisations internationales, des scientifiques, des acteurs du secteur privé et de la société civile. Elles abordent la contribution des forêts à la sécurité alimentaire, à la biodiversité, aux moyens de subsistance et au développement économique, ainsi que les conditions nécessaires à leur gestion durable.
Un nouveau rapport mondial consacré à la restauration
Le 28 septembre, la FAO a lancé La Situation des forêts du monde 2026 (SOFO 2026), consacré à la restauration des forêts et des paysages. Ce rapport présente la restauration comme un investissement de long terme pour répondre aux défis du climat, de la biodiversité, de la dégradation des terres et de l’insécurité alimentaire.
Il identifie quatre leviers complémentaires : placer les populations et leurs droits au cœur des interventions, agir à l’échelle des paysages, mobiliser des financements et des modèles économiques adaptés, et renforcer la cohérence des politiques et des cadres juridiques. L’enjeu est de développer des actions dont les bénéfices environnementaux, sociaux et économiques puissent se maintenir dans la durée.
Dialogue sur le boisement et le reboisement
Le 29 septembre, la République du Congo a organisé le dialogue de haut niveau « Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement : de la vision à l’impact », auquel Françoise Van de Ven a pris la parole en qualité de présidente de l’ATIBT et de membre du Comité consultatif de la FAO sur les industries forestières durables (ACSFI).
S’exprimant au nom de l’ACSFI, Françoise Van de Ven a souligné l’importance de relier le boisement et le reboisement au développement de chaînes de valeur durables des produits forestiers. Elle a mis en avant quatre priorités : mobiliser la bioéconomie forestière en faveur du climat ; créer des revenus et des emplois pour les communautés locales, les peuples autochtones et les petits producteurs ; renforcer les partenariats public-privé et les investissements responsables ; et mesurer les bénéfices environnementaux, sociaux et économiques durables, au-delà du seul nombre d’arbres plantés.
Aux côtés notamment de S.E. Rosalie Matondo, ministre de l’Économie forestière de la République du Congo, et de représentants de la FAO, des gouvernements et de la recherche, cette rencontre était consacrée à la préparation de la Décennie 2027–2036. Elle visait à mobiliser les partenariats, les compétences et les financements nécessaires à sa mise en œuvre, dans le prolongement de la Conférence internationale sur le boisement et le reboisement organisée à Brazzaville en juillet 2024.

Des échanges avec les industries forestières en amont de la semaine
Les 24 et 25 septembre, une réunion conjointe de l’ACSFI et du Conseil international des associations forestières et papetières (ICFPA) avait également été organisée au siège de la FAO.
Son programme portait notamment sur l’évolution des ressources forestières, la demande en produits bois, l’emploi dans le secteur et la contribution des produits bois à l’atténuation du changement climatique. Les échanges abordaient aussi les initiatives de bioéconomie forestière, l’innovation, la valorisation énergétique des résidus de bois et le renforcement de la participation des industries aux travaux régionaux de la FAO. La 67e session de l’ACSFI complétait ces travaux.
Un programme reliant gestion durable, financement et innovation
La Semaine mondiale des forêts prolonge ces réflexions à travers des événements consacrés au financement des forêts tropicales, à la gestion intégrée des incendies, à la construction durable en bois, à l’agroforesterie et au suivi des forêts. Elle met ainsi en relation les enjeux de conservation, de production, de restauration et de développement des territoires.
La présence de l’ATIBT dans ces échanges permet de représenter la filière des bois tropicaux et de contribuer au dialogue entre acteurs publics, recherche et secteur privé sur l’avenir des forêts et de leurs chaînes de valeur.