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Mission PEFC/PAFC en République Démocratique du Congo : une dynamique renforcée autour de la certification et du dialogue institutionnel

03.04.2026

Du 15 au 21 mars 2026, le PEFC/ PAFC représenté par Lucas Millet, Coordinateur pour le Bassin du Congo, accompagné de l’ATIBT représentée par sa Présidente Françoise Van de Ven a conduit une mission à Kinshasa, en République Démocratique du Congo (RDC) afin d’évaluer les conditions de mise en place d’un schéma national de certification forestière.

Cette mission a permis de réunir un large éventail de parties prenantes — autorités publiques, secteur privé, société civile et partenaires techniques et financiers — confirmant un intérêt croissant pour des outils structurants en faveur de la gestion durable des forêts.

Un dialogue constructif avec les autorités nationales

Un des temps forts de la mission a été les échanges approfondis avec les autorités en charge du secteur forestier et environnemental. Les rencontres ont été facilitées par le soutien du President de la FIB, Gabriel Mola et son Secrétaire Général, Eric Gitabi.

Une audience avec madame le ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, Mme Marie Nyange Ndambo  ainsi qu’avec Mme Pascaline Mbangu Kikumbi, Secrétaire Générale du Ministère a ainsi été organisée.

Les discussions ont mis en évidence une volonté affirmée des pouvoirs publics de renforcer la gouvernance forestière, dans un contexte de réforme marqué notamment par :

  • l’élaboration d’une nouvelle politique forestière nationale,
  • la perspective d’un nouveau code forestier,
  • et la nécessité d’intégrer les enjeux liés à la traçabilité, au climat, à la biodiversité et aux marchés internationaux.

Par ailleurs, la possibilité de renforcer la présence de l’ATIBT dans le pays a été évoquée, afin d’accompagner plus étroitement les réformes en cours et les acteurs nationaux dans leurs efforts de structuration du secteur.

Une mobilisation forte des administrations et institutions techniques

Au-delà du niveau ministériel, plusieurs institutions techniques nationales ont également manifesté leur soutien à l’initiative.

Les échanges ont notamment souligné le rôle que pourrait jouer la certification pour :

  • améliorer l’image du secteur forestier congolais,
  • renforcer les dispositifs de contrôle et de légalité,
  • et soutenir la mise en œuvre des engagements internationaux, notamment en lien avec les exigences des marchés (dont le RDUE) et les mécanismes CITES.

Une adhésion large des parties prenantes nationales

La mission a confirmé une adhésion croissante à l’initiative, tant du côté de la société civile que du secteur privé.

Un atelier dédié à la société civile a permis de mobiliser de nombreuses organisations, qui ont formalisé leur soutien au développement d’un standard national et exprimé leur volonté de participer activement aux travaux techniques et aux consultations publiques.

Du côté du secteur privé, malgré un contexte économique particulièrement contraint, les entreprises rencontrées ont reconnu l’intérêt stratégique de la certification pour :

  • sécuriser l’accès aux marchés,
  • améliorer la compétitivité,
  • et structurer les pratiques dans un environnement en mutation.

Les échanges ont également permis de dresser un état des lieux lucide du secteur forestier en RDC.

Plusieurs défis majeurs ont été identifiés :

  • une contraction significative des superficies de concessions en exploitation,
  • des difficultés économiques croissantes pour les opérateurs,
  • des contraintes logistiques importantes,
  • et des enjeux de mise en conformité avec les nouvelles réglementations internationales.

Dans le même temps, de nouvelles opportunités émergent, notamment :

  • le développement des concessions de conservation,
  • l’essor des projets carbone et des mécanismes de financement climatique,
  • la montée en puissance des concessions communautaires,
  • et la réflexion en cours sur des modèles innovants de concessions mixtes combinant production, conservation et usages communautaires.

Vers une feuille de route pour le PAFC RDC

L’ensemble des consultations menées au cours de la mission converge vers un constat partagé : les conditions sont réunies pour engager le processus de développement d’un standard PAFC en RDC.

Les prochaines étapes identifiées incluent :

L’ATIBT, en lien avec ses partenaires, poursuivra son engagement pour accompagner cette dynamique, en veillant à garantir une approche inclusive, adaptée aux réalités locales et alignée avec les standards internationaux.

  • la structuration d’un organe national de gouvernance multipartite,
  • le lancement des travaux techniques de développement de la norme,
  • la mobilisation de financements pour accompagner le processus,
  • et l’organisation de consultations publiques à l’échelle nationale.

 

 

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