30.04.2026
Un article publié en avril 2026 dans la revue scientifique Trees, Forests and People appelle à repenser le modèle commercial forestier africain. Conduit par Astrid Zabel (Université de Berne) et co-signé par des experts de dix pays du continent, il compte parmi ses auteurs Nathalie Bouville de l'ATIBT — une participation qui témoigne de l'engagement de notre association dans les débats scientifiques sur l'avenir de la filière bois en Afrique.
L'Afrique exporte du bois brut et importe des produits transformés. Ce déséquilibre a creusé un déficit commercial de près de 66 milliards de dollars entre 1992 et 2020. À l'heure où les marchés internationaux se complexifient — réglementation européenne sur la déforestation (EUDR), incertitudes tarifaires américaines, pression sur la légalité des approvisionnements — le continent a toutes les raisons de regarder davantage vers lui-même.
C'est la thèse centrale de cet article collectif, élaboré lors d'une communauté de pratique animée conjointement par l'African Forest Forum et le Centre for Development and Environment de l'Université de Berne. Les auteurs y identifient six approches complémentaires : développer les plantations forestières sur terres dégradées, renforcer la certification (FSC, PEFC), soutenir les PME du secteur, investir dans des infrastructures de transport à faibles émissions, combattre la corruption, et mieux faire connaître le potentiel économique de la filière auprès des investisseurs privés.
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), entrée en vigueur en 2021, offre un cadre institutionnel inédit pour concrétiser ces ambitions. Selon la Commission économique pour l'Afrique, le bois et le papier figurent parmi les secteurs qui profiteraient le plus du développement de chaînes de valeur régionales.
Accéder à l'article complet (open access) : https://doi.org/10.1016/j.tfp.2026.101267
Zabel A. et al. (2026). Boosting intra-African timber trade. Trees, Forests and People, 25, 101267
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